Laisse moi sortir un peu,
Je veux juste respirer l' air qui m' entoure.
Non je ne veux pas du tiens,
J' ai besoin du Mien.
Il faut que personne n' ai déjà craché son amertume.
Laisse moi sortir,
Sentir l' herbe sous mes pieds,
Et m' assoir au coin d' une touffe verte.
Alors je sors, je m' agenouille puis m' accroupie.
Je touche du bout de mes doigts les brindilles qui jonchent le sol,
les effleure et les caresse.
J' aurais peut etre aimé qu' il soit là...
Laisse moi regarder le ciel d' abord,
Il est si beau quand il est torturé comme ça.
Je devine le soleil, on ne peut que le deviner,
Caché derrière ce coton gris,
Qui domine l' horizon tailladé par la cime des arbres là bas.
Là bas, oui c' est si loin tout ça,
Pourtant quand je mets mes mains devant le soleil il disparaît.
C' est un jeu, le même jeu que lorsqu' il s' amuse à me brûler la peau en plein été
Que c' est bon, c' est exquis et douloureux quand on y reste trop longtemps.
L' ombre du soir me dissimule le reste,
Mais un truc me crève les yeux,
Des fils de fer, des formes,
C' est un grillage, oui un grillage.
Un grillage en dessous des nuages.
C' est un trou dans le grillage qui me laisse entrevoir un petit coin de libErté.
Heureusement que je suis sortie, tu ne trouves pas?